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Mardi 07 Octobre 2008
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Prix Version Fémina, prix Hemingway : on refait le match ?

Après les prix littéraires, le bon temps. Ne comptez pas sur moi pour en rajouter. Tout a été dit, à commencer par l’excellent papier de Dominique Guiou dans le Figaro littéraire. Même Jérôme Béglé, de Paris-Match, a exprimé la nécessité de faire respecter les règles du jeu, voire d’en établir de nouvelles. Résultat des courses, d’année en année, les prix baissent, alors que ceux de la vie montent. Ils y perdent en crédibilité. En qualité aussi...



Prix Version Fémina, prix Hemingway : on refait le match ?
Stoppez l’avalanche. Un écrivain à qui je parlais du prix de la Closerie des Lilas s’étonnait que chaque café de Montparnasse n’en remette pas un ! Evidemment, le plus glamour, le plus chicos, le plus « femme libérée », sera le prix Lilas (j'y suis trop impliquée pour être 100% objective...) avec, le 26 mars, une nouveauté : la remise des lilas à une attachée de presse, une libraire et une éditrice.
Que me reste-t-il de toutes les fiestas de cet automne ? Le plaisir de retrouver, tous les soirs, la petite bande : Marie-Christine Imbault, de Livres Hebdo, Pierre Vavasseur, du Parisien et les autres. La soirée la plus réussie fut sans conteste celle du Flore. Huîtres à volonté, buffets de fruits pantagruéliques, ambiance boum, jolies filles. La musique était tellement géniale que j’ai dansé jusqu’à ce que les lumières s’éteignent. Au Wepler, le seul avantage est que les invités qui avaient laissé leur manteaux au vestiaire repartaient avec une assiette. Marie-Christine s’est arrangée pour faire plaisir à ses copines.

Le 10 décembre, prix Hemingway au Flore : olé !

Mais qui est avec Simon Casas dans les arènes de Séville ? (photo M. Berho)
Mais qui est avec Simon Casas dans les arènes de Séville ? (photo M. Berho)
Afin de sortir mon nez de mes bouquins, je suis allée faire un saut au Flore – à cinq minutes de chez moi - où avait lieu une présentation du Prix Hemingway, spécial tauromachie. Comme je suis taureau ascendant taureau, je me sens beaucoup d’affinités avec la corrida. J’ai lu « Miroir de la tauromachie » de Michel Leiris et tout le monde sait qu’Hemingway était fan. Je ne comprends décidément pas ces écolos qui pleurnichent sur un taureau sacrifié tous les 36 sans savoir que c’est la gloire du bovidé de finir en beauté. Les mêmes ne mouftent pas devant l’abattage industriel des veaux, vaches, cochons, poulets qui seront désossés et mis sous cellophane. Moi, depuis l’âge de six ans, je fais la grève du steak, mais la violence de l’arène réveille en moi un érotisme lyrique. Picasso disait : « Si vous ne savez pas que pour un Espagnol aller à la messe, au bordel ou à la corrida, c’est du pareil au même, vous ne saurez jamais qui je suis ». Simon Casas, patron des arènes de Nîmes, est là. Nous attendons la sortie de son livre chez Fayard. Laure Adler préside le jury. Quand Marion Mazauric prend la parole, j’imagine cette éditrice du Diable Vauvert, un chapeau noir sur la tête, entrant dans l’arène, muleta et habit de lumière. Notons que ce prix qui sera remis le 9 mai à Nîmes, gratifie de 4000 euros un auteur de nouvelles. Avis aux aficionados !

Le 11 décembre, prix Version Fémina au Pré Carré : people !

Prix Version Fémina, prix Hemingway : on refait le match ?
Déjeuner au Pré Carré pour le prix le Prix Version Fémina. Il couronne un auteur parmi une sélection effectuée toute l’année par les lectrices de Version Fémina qui élisent leurs livres préférés. Une partie de la petite classe de Brigitte de Roquemaurel est là. Mais surtout les membres du jury : le président, l'académicien Jean-Marie Rouart, François Barnaud, de Virgin Megastore, Dominique Bona qui se présente à l’Académie française au fauteuil d’Henri Troyat en février, Jacques Gantié, Gilles Martin-Chauffier, Katherine Pancol, Constance Poniatowski, rédactrice en chef de Version Fémina et l’adorable journaliste et auteur, Colombe Schneck. La vocation du prix ? Couronner un auteur français peu connu du grand public. Cela aurait pu être Tatiana de Rosnay pour « Elle s’appelait Sarah », éd. Héloïse d’Ormesson ou Delphine de Vigan pour « No et moi », éd. J-C Lattès, mais elles sont déjà célèbres. Le choix s’est porté sur Metin Arditi – rien à voir avec Pierre – pour son roman « La fille des Louganis » éd. Actes Sud. Un roman sur l’abandon forcé et l’improbable quête d’une enfant née d’un inceste. L’auteur évoque avec beaucoup d’émotion la souffrance d’une mère, les vertus de l’amitié, les péripéties du destin qui nous gouvernent par-delà le bien et le mal. Né en 1945 à Ankara, il vit à Genève. Ingénieur en génie anatomique, il préside, entre autres, l’orchestre de la Suisse romande. Son cadeau ? Une montre – mais pas suisse made. De Mauboussin, rien que ça ! Comme il n’a qu’une swatch, ça tombe bien.

11 décembre, suite : de quoi papotâmes-nous ?

Ono-dit-Biot
Ono-dit-Biot
De quoi avons-nous parlé pendant le déjeuner ? Des romans de janvier : le Philippe Besson, le Yann Moix… cy
De "Service littéraire", le journal sans langue de bois sur l’actualité romanesque où des romanciers parlent aux romanciers (en kiosque en face du Flore)...
De Khadafi, de la Birmanie (à ma droite, Christophe Ono-dit-Biot, auteur de « Birmane » (éd. Plon, prix Interallié), et rédac chef culture au Point), des rumeurs qui circulent autour de Sarkozy qui aurait l'intention d'épouser Carla Bruni ! De Laure Manaudou, de Rachida et de sa robe Dior à la Une de Match (en face de moi Gilles Martin-Chauffier, rédac chef à Paris-Match), de Ségo que les femmes n’ont pas plébiscitée, de Cécilia qui sortirait un livre en mars (j’ai glané l’info au Flore, mon troquet-QG angle Bac-Grenelle), des sites où l’on trouve de bons scoops : desourcesure et bakchich, des machos de l’Académie française (nombreux en dehors de Jean-Marie Rouart). Bref, on a refait le monde, as usual !

Le 12 décembre, M-C Imbault à la Grande Epicerie : miam !

Prix Version Fémina, prix Hemingway : on refait le match ?
Marie-Christine Imbault-Mahon de Monaghan (photo ci-contre) signe son livre « Goûters magiques » (éd. Albin Michel) à la Grande Epicerie du Bon Marché. La présidente de l’Académie Lilas porte son fameux tablier rose bonbon, cousu par sa maman. Petits et grands mettent la main à la pâte... Moralité : il en est des prix comme de la bûche de Noël, c’est bon quand on se fait rouler !

Emmanuelle de Boysson




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