Même si je ne fume qu'un paquet tous les trois jours, je me considère comme une "trop grande fumeuse".
Pousser la porte d'un service de tabacologie, prendre un rendez-vous avec un spécialiste pour dans trois semaines (ce qui tombera forcément au moment où je me dirais qu'après tout, une cigarette de temps en temps pour décompresser vaut mieux qu'un abonnement aux anti-stress chimiques), me coller des patchs sur le corps... rien à faire, je n'ai jamais réussi à faire ces démarches. Plutôt que de me chercher de bonnes raisons pour justifier cette lâcheté d'action, je vais droit au but avec ce triste constat : j'aime fumer et arrêter de faire quelque chose "qui me fait du bien" relèverait pour moi d'un certain masochisme.
Pourtant, la nuit, quand ma respiration me berce et que le noir m'aide à faire la lumière sur ma vie, ma gorge se serre et j'ai peur. Le CANCER, les Maladies Cardio-Vasculaires... voilà les noms que portent mes fantômes sous mon lit d'adulte.